L’Elysée

Le côté impair du Boulevard de la Sauvenière porte un certain nombre de cafés/restaurants originaux. L’Elysée, situé a l’angle avec la rue du Pont d’Avroy, est l’un d’eux. J’ai eu l’occasion d’essayer plusieurs fois cet établissement pour aller boire un verre mais aussi une fois pour y manger. La décoration, même si elle tend à devenir un peu vieillotte, reste de bonne qualité. Les tons rouges et bruns associés à la disposition particulière des lumières tendent à former dans ce lieu un cadre feutré et détendu, renforcé par la musique de type lounge. Un bar en bois parfaitement intégré dans le décor se trouve au fond de la salle mais le point le plus positif de cet endroit est sa spacieuse terrasse parfaitement ensoleillée durant les beaux jours, permettant d’apercevoir les passants de la rue du Pont d’Avroy lorsqu’on se lasse des voitures du Boulevard. On trouve dans cet établissement des clients de tout âge même si j’ai pu remarqué que les personnes âgées s’y font moins rares que dans les restaurants voisins.

Bar

Le menu du restaurant est varié. On peut y trouver entre autres des salades, un choix de viande et de poissons mais aussi quelques spécialités belges ou même Liégeoise (je pense bien sûr au traditionnel boulet). Le personnel agréable vous sert alors rapidement. La seule fois où je suis allé y manger j’ai opté pour le Burger de boeuf et de mozzarella aux tomates grillees et ses country potatoes. Bien que je fus satisfait par les accompagnements, la viande, de piètre qualité, m’a beaucoup déçu malgré l’originalité du mélange (la mozarella est a l’intérieur de la viande). En effet, la digestion suivant le repas m’a été assez difficile. Pour rejoindre les toilettes il faut passer par une grande salle à l’étage inférieur dans laquelle je n’ai jamais vu personne, je n’en connais donc toujours pas l’utilité. Peut-être que l’établissement organise des soirées de temps en temps. En elles-mêmes, les toilettes sont affreuses sauf si vous appréciez faire vos besoins entouré d’une armée de moucherons. Je ne sais pas s’ils ont remarqué ce problème mais à chaque fois que j’y suis allé on se serait cru dans les Everglades vu la densité d’insectes volants.

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En ce qui concerne les prix, ceux-ci sont tout à fait raisonnables sachant que j’ai pris une des viandes les plus chères pour 15,95 €. Il faut compter environ entre 20 et 25€ par personne pour un repas entrée-plat ou plat-dessert avec une boisson.

En conclusion, L’Elysée se révèle être un endroit des plus agréables pour prendre un verre en été comme en hiver mais la piètre qualité de la viande et le mauvais entretien des toilettes laissent en présager long sur l’hygiène des cuisines. Je ne recommande donc pas cet endroit en tant que restaurant si ce n’est pour prendre une salade ou quelque chose de léger.

Ma note générale : 11,5/20

Quelque chose à ajouter?

L’Elysée
Tél. :04.250.64.00
Boulevard de la Sauvenière, 153
4000 LIEGE
Site internet (Réservations possibles)

Le Géographic Café (de nuit)

Le Carré est un quartier du centre de Liège regorgeant de restaurants mais aussi de cafés et bars. Parmi ceux-ci, le premier auquel j’ai décidé de m’attaquer est le Géographic Café (le Géo pour les intimes). Ce bar se situe dans la rue principale du Carré, la rue du Pot d’Or. Le Géo est le repère de bon nombre d’étudiants en filières biologiques (surtout des futurs vétérinaires). La décoration du lieu est assez classique : les murs sont en briques et un bar en bois traverse la salle entièrement, la séparant alors en deux parties. La majorité des soirs de la semaine (sauf événements particuliers), ce bar n’a pas grand intérêt si ce n’est le relativement bon accueil des serveurs. On peut y trouver alors quelques étudiants alcooliques barbus, approchant la trentaine et n’ayant pas dépassé leur deuxième année. La seule attraction possible devient alors (malheureusement) un pitoyable concours de tir de fléchettes sur l’une des deux machines prévues à cette effet.

Barman et Barwoman

Le Vendredi soir, l’endroit est tout autre. On peut y voir bon nombre d’étudiants amateurs de bières se déchaîner sur des titres electro-house commerciaux ou autres tubes de l’été ponctués par des morceaux rock français et des classiques de musique française comme Jean-Jacques Goldman ou Claude François. Vous l’aurez compris : la programmation musicale y est très mauvaise.
Lors de ma visite j’ai tenté une visite aux toilettes que j’ai regretté. J’apprécie généralement que ces lieux soient bien entretenus, ce qui n’était visiblement pas le cas ici. Les urinoirs des hommes sont placés à la vue de tous, on patauge dans l’urine et les portes se ferment mal chez les deux sexes. Chacun est libre de circuler d’un coté à l’autre, les toilettes en deviennent quasi-mixtes au détriment de l’intimité qu’on est censé normalement y trouver.

TerrasseBarAmbiance

Le véritable intérêt du Géo est l’ambiance qui y règne. La population y est sympathique en dehors des quelques individus alcooliques régurgitant des litres de bières devant l’entrée, sur le sol de la rue du Pot d’Or. Les clients de ce bar prennent la peine de se déhancher, quelque soit la musique, voir même de grimper sur le bar faire monter la température en retirant quelques habits (souvent des garçons saouls). Cette température interne justement atteint parfois des pics et les propriétaires du bar ont eu la bonne idée de placer quelques tables a l’extérieur pour s’aérer. En ce qui concerne les prix, ils sont très raisonnables comme dans la plupart des bars étudiants du Carré. Le Géographic Café est déserté le Samedi soir.

En conclusion le Géographic Café est un bar, qui, malgré une décoration inexistante, un mauvais entretien et une piètre programmation musicale, à su ramener un bon nombre de clients un à deux soirs par semaines. Ses clients, souvent des étudiants adeptes du folklore liégeois, ont réussi à trouver un endroit bon marché dans lequel leurs excès sont permis. Je déconseille donc le Géographic Café aux adeptes des bars lounge, clubs et restaurants branchés mais le conseille aux personnes peu exigeantes ayant envie d’en rencontrer d’autres. La moyenne d’âge se situe entre 18 et 25 ans.

Ma note générale : 9,5/20

Êtes-vous du même avis que moi?

Géographic Café
Tél. :04.95.71.92.38
Rue du Pot d’Or, 39
4000 LIEGE

Le Bruit qui court

Pour ce premier article j’ai décidé de vous parler d’un endroit que m’a fait découvrir une amie : le Bruit qui court. Cette brasserie situé sur le Boulevard de la Sauvenière se situe dans un bâtiment qui se révèle être une ancienne banque. Arrivé devant, je remarque qu’il n’y a pas de terrasse. Cela aurait pu être agréable en été mais il faut dire que vu la localisation du Bruit qui court (côté pair du Boulevard), le soleil doit rarement éclairer son trottoir. Arrivé à l’intérieur je découvre une pièce de taille assez grande à haut plafond, ce qui a permis l’installation d’une mezzanine. La décoration en fait un endroit cosy, moderne et les couleurs non agressives associées à la musique d’ambiance type lounge font de l’établissement une place branchée qui semble parfaite pour passer un moment agréable, au moins pour boire un verre. La personne qui nous accueille est aimable et nous place sous la mezzanine. Je découvre la carte des lieux qui semble originale et alléchantes pour les salades mais assez peu fournies en ce qui concerne les plats plus consistants. Détail intéressant : à côté de chaque choix nous est conseillé différents vins pour accompagner ce que l’on mange. L’endroit est réputé pour ses salades, je me lance donc en commandant Les carrés feuilletés de chèvre chaud. La serveuse avait beau être agréable, le service est lent, voir très lent. L’assiette arrive enfin et la présentation est soignée. Les ingrédients utilisés sont originaux. Mon impression générales une fois l’assiette terminée est positive mais la salade ne s’est pas avérée assez consistante pour combler ma faim.

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J’enchaîne donc avec un Gratin de pommes de terre aux aubergines qui s’est révélé, à mon grand regret, assez banal. Au cours du repas suis allé faire un tour aux toilettes et j’ai été agréablement surpris de découvrir que la salle des coffres de l’ancienne banque a été conservée. En bas de l’escalier se trouve en effet une énorme porte de coffre-fort, ce qui ajoute une touche d’originalité au lieu. La salle des coffres peut être réservée si l’on est assez (dans le cas d’un anniversaire par exemple).

En conclusion, le Bruit qui court est un endroit très agréable pour aller boire un verre en hiver (la terrasse faisant défaut, on préférera une autre place pour l’été). En ce qui concerne la nourriture, j’ai été assez satisfait dans l’ensemble mais il ne faut pas s’attendre à de la haute gastronomie. Au sujet du coût, il faut prévoir entre 35 et 40 euros pour un repas comprenant une entrée, un plât et un dessert (à la carte) + une boisson, ce qui reste raisonnable. L’endroit vaut largement le coup si l’on a pas très faim et que l’on ne veut qu’une salade (on s’en sort alors à 12-15€), il demeure assez bruyant lorsque la salle est pleine. Le point négatif du Bruit qui court est la lenteur du service. Il est possible de prendre des plâts à emporter.

Ma note générale : 15/20

Et vous qu’en pensez-vous ?

Bruit qui court
Tél. :04.232.18.18
Fax :04.239.60.63
Boulevard de la Sauvenière, 142
4000 LIEGE
Site internet (Réservations possibles)

A la découverte de Liège

Bonjour à tous,
Je suis étudiant(e?) étranger(e?) en Belgique depuis maintenant quelques années dans une ville universitaire qu’on appelle Liège. Il s’agît de la deuxième ville wallonne, portant le triste titre de ville la plus dangereuse d’Europe et faisant parti des villes les plus laides au monde selon un journal néerlandais (on trouve dans ce dernier classement une autre ville belge : Charleroi). En effet, à mon arrivée dans cette ville, j’ai été assez frappé par la saleté omniprésente. La plupart des bâtiments sont complètement noircis par la pollution et la plupart des habitants ne connaissent même pas l’expression « ravalement de façade » (l’état exterieur de la Cathédrale vaut le coup d’oeil, on pourrait croire que les murs ont accumulés la saleté de ces 150 dernières années). Je me résignais donc à entreprendre de longues études dans cette horrible endroit – deuxième ville de Wallonie et troisième de Belgique – qui rassemblait tous les clichés que l’ont peut avoir sur les villages et le nord : saleté, ennui, chômage, alcoolisme, froid, et j’en passe. Au fur et à mesure que le temps passait, j’ai tout de même réussi à trouver quelques bons côtés à Liège. Tout d’abord, la réputation dangereuse de cette ville dépasse largement la réalité. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un endroit où l’on se sent en sécurité mais je n’y ai jamais subit d’agression et n’ai jamais entendu qui que ce soit s’en plaindre. Le réel point fort de cette ville de 200.000 habitants (600.000 dans l’agglomération) est que 90.000 étudiants y circulent. On imagine alors sans problème l’ambiance qui y règne. Les personnes habitants dans cette ville sont incroyablement accueillantes, ouvertes et sociables (l’alcoolisme général y joue peut-être un rôle).

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Certes les tendances parisiennes n’apparaissent à Liège que quelques mois (voir années) après leur arrivée dans la capitale française, certes la tenue vestimentaires de la plupart des jeunes semble rassembler toutes les fautes de goûts impardonnables dans d’autres endroits du monde, certes étant donné le faible niveau de vie de la majorité des Liégeois, il y est quasiment impossible de rassembler assez d’argent, pour organiser ne serait-ce qu’une soirée inoubliable déjantées, certes une relâche de l’attention lors d’une balade nocturne dans le Carré s’accompagne d’un gros risque de se retrouver recouvert d’une bouilli puante qui s’avère être le résultat du début de la digestion d’un étudiant bourré (bref, du vomi) voir, dans le pire des cas d’urine, mais au final on passe au dessus de tout cela, et il m’arrive même de participer à ces soirées du genre hardcore et de les apprécier (à petite dose).
Au sujet de la laideur de la ville, je ne peux pas tellement contredire le journal néerlandais dont je parlais plus haut. En effet, Liège est moche, voir même très laide. Les rues se ressemblent toutes, labyrinthes de maisons en briques rouges que ce soit dans Liège même ou dans ses alentours. Je me demande parfois, en regardant certains immeubles, ce qu’il a pu se passer dans la vie de l’architecte qui les a construits pour qu’il veuille tant se venger sur les habitants de Liège (je parle de ces immeubles des années 60 dans le style de l’ancienne Gare des Guillemins dont on rencontre un exemplaire au croisement Boulevard de la Sauvenière/Rue du Pont d’Avroy et dont la façade est constituée de rectangles gris et bleus). Il m’est tout de même arrivé de trouver quelques quartiers charmants dans cette ville que je vous présenterai en temps voulu (notez qu’il m’aura fallut 2 ans avant de tomber sur un de ces endroits).

L’énorme point positif de Liège est l’ambiance qui y règne. Il y est fréquent d’y faire des rencontres, ce qui est plus difficile, il faut l’avouer, dans d’autres grandes villes. Malgré les nombreuses tares de cette commune, j’ai appris à apprécier y habiter et à y trouver des endroits agréables et c’est cela qui m’a poussé à créer un blog sur cette ville dans lequel je critiquerai sans retenus ses défauts et saurai mettre en valeur ses qualités.